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La
musique et la magie des sons m'accompagnent depuis mon plus jeune âge
à travers l'instrument que j'ai étudié : la flûte-à-bec.
Vers l'âge de 4 ans il m'a été conté l'histoire
du joueur de flûte (Pied Piper) qui m'a initié à la
magie des sons et à leur pouvoir hypnotique.
L'enseignement
musical que j'ai reçu depuis l'âge de 7 ans m'a ensuite
été d'un grand secours quand à 18 ans j'ai été
soigné pour un cancer. Je me souviens d'avoir joué sur mon
lit d'hôpital. Comme le son de mon instrument parcourait les
corridors de l'étage, des patients m'ont réclamé afin
que j'aille jouer auprès d'eux. Les infirmières m'ont
invité à le faire. Cela
a été le départ d'une grande aventure : soigner grâce
à ma flûte.
Une
nouvelle voie s'est ainsi ouverte à moi, et j'ai entrepris une
démarche de recherche, m'intéressant au pouvoir thérapeutique
des sons et de la musique
Après plus de vingt ans de recherches et d'études, je suis
en mesure d'utiliser et d'apprendre à utiliser les sons et les
fréquences dans un but thérapeutique et harmonisant.
Bien
avant d'être malade en 1977, j'avais commencé à composer
de la musique de manière précoce, et après mon cancer, j'ai
décidé de me consacrer à la création sonore et à la
recherche, dans un but thérapeutique.
Description
et intérêt En
1988, soit onze ans après que je sois tombé malade, j'ai
enregistré ma première cassette intitulée « Occidentale
Sagesse », Musique pour la sérénité. « Musique
du Ciel » a suivi un an plus tard. Ces
références ont toutes deux une durée approximative de 72 minutes.
Elles sont interprétées à la flûte-à-bec avec
pour chacune d'elles une courte plage de chant diphonique (technique
vocale permettant d'émettre plusieurs sons avec une seule voix).
Des chants d'oiseaux et certains bruits naturels d'eau sont intercalés
entre ou pendant les plages sonores, dans le but de renforcer l'atmosphère
de relaxation profonde.
Seule Musique du Ciel est encore disponible.
L'instrument
utilisé, la flûte, symbolise un archétype sonore,
souvent associé à la religiosité. Il nous recentre et nous
ramène à l'essentiel. On retrouve la flûte dans la religion
hindoue avec Krishna, dans la mythologie grecque avec Pan ou dans la
tradition soufie avec les Derviches. Dans
Occidentale Sagesse et Musique du Ciel, le rythme est très lent ou
inexistant. Il fluctue et varie au gré des phrases musicales. Il n'obéit
à aucune pulsation mécanique. La
musique est soliste et a capella, c'est-à-dire que l'instrument
joue seul et qu'il n'y a aucun accompagnement. Elle se déroule dans
le temps comme une succession de phrases sonores, fluides et linéaires.
Il n'y a pas de mélodie.
Chaque
phrase est suivie d'un silence. Le son se diffuse alors dans la résonance
de l'acoustique naturelle des abbayes où la musique a été
enregistrée. Ces pauses répétées permettent la reprise
du souffle et l'évanescence de l'onde sonore. Elles donnent à
la musique un caractère silencieux, à la fois inhabituel,
agréable et profondément relaxant. Cette musique dépasse
la définition actuelle du mot dont l'utilisation prête à
confusion.. Une
fois ces deux cassettes éditées, les témoignages ont commencé
à affluer. Des infirmières ont réclamé mes cassettes
pour l'accompagnement des mourants, les trouvant particulièrement
adaptées. J'ai même été demandé pour aller jouer directement
auprès de l'un d'eux. Les
propriétés thérapeutiques de la Musique thérapeutique
ont été confirmées à partir de 1993. Le Dr Yves Heynen,
chirurgien vasculaire, a utilisé mes deux cassettes sur plus
de 4 000 patients lors d'interventions chirurgicales. Cette expérimentation
a été réalisée dans les salles d'opération de la Clinique
Jeanne d'Arc, à Vichy, France. En
1996, Le Dr Heynen a réalisé une étude clinique portant
sur 50 malades, où la cassette intitulée: « Musique
du Ciel », était écoutée durant l'anesthésie
locale. Chaque intervention durait approximativement une heure. Il en
est ressorti une baisse significative de l'anxiété et de la douleur,
ainsi qu'une augmentation du confort du patient.
Depuis
mon arrivée au Québec en 1994, j'ai joué au chevet de patients
dans de nombreux hôpitaux, essentiellement en soins prolongés,
gérontologie, oncologie et soins palliatifs. Outremer, j'ai pu
jouer aussi dans plusieurs salles d'opération, en chirurgie vasculaire
et soin des brûlés. Partout où je me suis déplacé,
j'ai été bien accueilli. Ainsi de nombreuses personnes ont pu
bénéficier de cette musique anti-souffrance, réclamant
après mon passage, de pouvoir écouter mes cassettes.
Les
témoignages sont toujours émouvants et les infirmières sont
le plus souvent étonnées des effets de cette musique si particulière
sur leurs patients et sur elles-mêmes. L'usage de la Musique thérapeutique
est bénéfique en oncologie, en soins palliatifs et pour
l'apaisement des souffrances reliées au deuil, mais aussi pour
accompagner la vie, en massothérapie et autres thérapies
du toucher, ainsi que pour accompagner prière, relaxations et méditations.

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