| SonologyNews
- No 360 du 22 novembre 2008 NewsLetter du Centre de Recherche MedSon |
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S o n o l o g y N e w s
Chers
amies, chers amis des sons, de la musique et des vibrations, Après quelques mois d'absence de parution de SonologyNews, dus à une tournée européennne de trois mois, nous vous proposons une formule rénovée et actualisée. Sept ans d'existence valaient bien cela après tout! (La première édition de SonologyNews a été envoyée en septembre 2001, soit sept ans après la création du centre MedSon au Québec). Vous avez été nombreuses et nombreux à y avoir contribué pendant toutes ces années et nous vous remercions, ainsi que votre fidélité à toujours vouloir recevoir ces nouvelles d'actualités scientifiques et autres, concernant les domaines qui nous sont chers, à savoir : la santé, les sons les vibrations et toutes matières connexes... ainsi que l'annonce des nos activités des deux bords de l'océan. D'autres projets sont en cours comme une page spéciale pour les personnes ayant été formées en Sonologie (forum, infos pratiques, échanges, etc. - à venir sur le site medson.net - les Modules 6 et 7 - en préparation) et d'autres choses encore! Ne manquez pas de visiter nos nouvelles pages concernant la chromothérapie et les merveilleux bols tibétains sélectionnés, en provenance de l'Inde, au Népal et au Tibet. Et nous sommes fiers de pouvoir enfin distribuer les produits couleur-lumière, issus des recherches de plus de 30 ans de notre ami Jean-Claude Nobis de Carpentras (France). Ci-dessous un article écrit tout récemment sur le thème de La Musique des Mondes, un avant-goût de notre prochain livre, à paraître courant 2009. La parution de Le Son d'Harmonie en format relié a été légèrement différée. Nous savons que plusieurs d'entre vous l'attendent avec impatience. C'est annoncé... pour bientôt! Merci
La musique est un médium vibratoire qui nous permet de nous ouvrir à la notion d’Infini, de nous en imprégner, de le ressentir et de prendre conscience de notre propre infinitude. La plupart des traditions spirituelles utilisent les sons musicaux pour se connecter à une forme de transcendance et les neurosciences s’intéressent de près au pouvoir des sons et de la musique dans leur capacité à modeler le cerveau (neuroplasticité). Grâce à la musique il est possible de transmettre dans l’Humanité des vibrations positives et d’élever son niveau de conscience à des plans supérieurs, car la musique peut être une onde porteuse de la vibration d’amour. Les artistes, s’ils sont inspirés, permettent à l’Infini de s’exprimer à travers eux par les sons et les vibrations. Un artiste inspiré a des qualités lui permettant d’être un messager de l’Infini et de répandre sur Terre une spiritualité venue des étoiles : «Ma musique vient du Ciel. Elle passe à travers mon corps et sort de mes doigts lorsque je compose» (Kitaro). La musique représente l’essence de tout ce qui vibre. Elle est une représentation de l’Infini qui entre en résonance avec la structure fractale de l’Univers. Elle est éternelle, sans début ni fin. On a l’illusion que la musique commence quand le morceau débute et qu’elle s’arrête quand la composition finit. Alors que le compositeur rend simplement audible par son œuvre, une partie de l’Infini. La musique ne commence nulle part ni ne finit. Son début et sa fin apparente ne sont que des illusions. Elle est l’expression de la Sonorité du Monde. Lorsque par exemple vous écoutez la musique de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), sachez que cette musique «commence» bien avant la première note et continue de vibrer bien après la dernière, car sa musique n’a ni commencement ni fin. Ce qu’on appelle «Premier mouvement» dans un concerto, une sonate ou une fugue, n’est qu’un raccourci signifiant de façon ultime que l’œuvre a commencé bien avant et en fait n’a jamais commencé et ne finira jamais… car l’Univers est ainsi. Rappelons
que les découvertes les plus récentes en astrophysique
réfutent le Grand Boum (Big-Bang) et s’orientent vers une
conception fractale de l’univers, cyclique, en création
permanente et auto-régénérée. Voir par exemple
les recherches du Pr. Neil Turok, de l’Université de Cambridge
au Royaume-Uni. Il expose ses conceptions dans son livre paru en mai
2007 aux éditions Doubleday Publishing : «Endless Universe
beyond the Big Bang» (L’Univers sans fin, au-delà
du Grand Boum). La musique n’est qu’un rayon d’Infini et ne représente de façon perceptible qu’un infime fragment d’Univers, que le compositeur rend audible la plupart du temps pour quelques minutes, le temps d’un concerto, d’un mouvement ou d’une symphonie. Et nous allons voir comment certains d’entre eux ont entrevus d’autres possibilités d’expression. Parmi les compositeurs, artistes, écrivains du passé et du présent, certains ont délibérément cherché à créer des jeux sonores ou intellectuels, parfois humoristiques, parfois philosophiques, rendant hommage à l’essence universelle de la musique et du son avec des jeux mathématiques, des palindromes et même des musiques silencieuses ou à interpréter de longues heures, voire des centaines d’années ou même éternellement… Citons en premier lieu l’utilisation des structures en forme de palindromes. Ce mot vient du grec et signifie «nouvelle course» ou «course à l’envers». C’est une forme que l’on trouve dans le monde biologique, littéraire, musical, etc., caractérisée par un axe de symétrie ou une structure miroir, permettant la lecture dans les deux sens : par exemple les mots «ici» et «kayak» sont des palindromes que l’on peut lire indifféremment de gauche à droite et de droite à gauche. Pour souligner combien cette forme est inscrite au plus profond de nous, évoquons ici que l’on retrouve cette structure dans le génie artistique de la génétique avec des séquences d’ADN pouvant se lire de la même façon dans les deux sens par rapport à un point central sur la même brin comme ATTGC et CGTTA soit sur deux brins : AACGTT et TTGCAA, où chaque lettre correspond à une base de l’ADN : A pour adénine, T pour thymine, C pour cytosine et G pour guanine. Ces particularités ont une fonction précise connue ou inconnue à mettre en relation avec les enzymes de restriction qui jouent un rôle dans la défense d’un organisme vivant contre les infections et dont la fonction est de cliver l'ADN en deux bouts au niveau des palindromes. En littérature, les phrases «Ésope reste ici et se repose», «Un art luxueux ultra nu», «Élu par cette crapule», «Une Slave valse nue» sont aussi des palindromes, de même que : «Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut». Toutes ces expressions peuvent se lire dans les deux sens et le signification ne change pas. Georges Perec est l’auteur d’un long palindrome, publié en 1969, qui compte pas moins de 1247 mots. Le texte de déroule normalement et à un point central, l’histoire repart dans l’autre sens avec une nouvelle histoire qui est la première lue à rebours. Les mots et la sémantique diffèrent mais les sons restent ! De tels textes sont des curiosités littéraires et des jeux cosmiques… un peu à la manière des vers holorimes, des anagrammes, carrés magiques et autres contrepets et de toutes sortes de jeux de mots chers à Victor Hugo, Louise de Vilmorin, Alphonse Allais, Charles Cros ou Luc Étienne… Dans
les arts visuels, les palindromes graphiques de Maurits Cornelis Escher
sont souvent des constructions impossibles, qui explorent l’Infini
avec des combinaisons de motifs qui se transforment en créant
des espaces paradoxaux défiant la logique de nos codes habituels.
Il disait : «Tout cela n'est rien comparé à ce que
je vois dans ma tête » ! Les
palindromes musicaux Dans l’Offrande Musicale, Jean-Sébastien Bach a créé une pièce intitulée le «Canon à deux cancrizans» ou «Crab Canon» construite sur le principe du palindrome où à partir d’un point central, la partition se déroule à l’envers comme si elle se reflétait dans un miroir. Dans d’autres œuvres, il permute des voix et crée des symétries, comme dans la Fugue à quatre voix n° 16 (L’Art de la Fugue BWV 1080). Le voyage continue… Joseph
Haydn (1732-1809) a utilisé cette forme dans sa Symphonie 47
écrite en 1772 et sous-titrée : le palindrome. Dans le
troisième mouvement intitulé «Menuet», les
dix premières mesures sont à l’inverse des dix dernières,
dans une parfaite forme palindromique. La vie est un jeu. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) écrivit une «Musique de table pour deux violons», qui se présente comme une partition qui se lit à plat sur une table. Les deux musiciens qui l’interprètent se font face, lisant leur musique sur la même feuille. La partie du premier correspond à celle du second lue à l’envers. Musique
éternelles Érik Satie (1866-1925) qui a déclaré «Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux», écrivit de nombreuses partitions sans barres de mesures, donc sans mesures de temps. On lui doit les «Gnossiennes», les «Morceaux en forme de poire», etc. En 1893, il a composé «Vexations» pour piano. Cette partition qui tient trois lignes sur une feuille A4, est composée d’un thème très simple et de deux variations. Satie a ajouté l’annotation : «À jouer dans la séquence suivante : Thème-Varitation 1-Thème-Variation 2, 840 fois de suite. Tempo: très lent.» Il note en complément : «Pour jouer 840 fois de suite ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses». En d’autres mots, l’interprète doit méditer avant de procéder… Les
Vexations jouées sans reprise, s’écoulent dans le
temps sur une minute et demie; jouées 840 fois de suite, sans
arrêt, leur interprétation peut durer entre 14 et 28 heures,
selon la lenteur du tempo choisie par le ou les musiciens. Des études
scientifiques ont été menées pour déterminer
comment l’interprète d’une telle œuvre pouvait
vivre cet événement en enregistrant son activité
électro-corticale : il entre en état de méditation,
comme s’il récitait un mantra pendant de longues heures…
(Psychology of Music 2003 Vol 31(2) 173-186). Le compositeur John Cage (1908-1992) a organisé en 1963 pour la première fois l’interprétation intégrale des Vexations. L’œuvre a duré 17 heures et dix pianistes se sont relayés. L’œuvre a débuté le 9 septembre 1963 à 18h jusqu’au lendemain à 12h40. Et plus récemment plusieurs artistes à travers le monde ont réalisé cette performance qui s’apparente à une expérience spirituelle. John
Cage est aussi connu pour avoir composé en 1952 : «4'33"»,
qui est une œuvre silencieuse dont la partition est une pause d’une
durée de quatre minutes et trente trois secondes. Puis en 1962,
il composa «0'00"», œuvre ayant une durée
indéterminée. John Cage voulait «Faire une musique
qui ne dépend(e) pas du temps» et pour lui, «Le silence
n’existe pas». Il prenait ainsi le contre-pied des compositeurs
avant-gardistes modernes qui considéraient que la complexité
d’une musique lui donnait son intérêt. Il considérait
que tout était musique et il incluait le silence dans cette conception. En
1985, il composa «Organ 2/ASLSP» (abréviation de
«As SLow aS Possible», «le plus lentement possible»).
Au départ, cette œuvre était composé pour
piano et durait 20 minutes, puis fut retranscrite pour orgue en 1987
afin d’être jouée sur une durée de…
639 ans ! Citons enfin la démarche de La Monte Young (1935-) qui conçoit dans ses «Dream House» une musique constituée de notes tenues pouvant être prolongées très longtemps, voire indéfiniment. Ses «Dream House» sont des espaces structurés avec des lumières dans lesquels ses compositions sont diffusées. Elles sont caractérisées par des notes continues se poursuivant à l’infini. Il a composé une musique qui a été jouée pendant 6 ans sans interruption au Dia Art Center de New York, entre 1979 et 1985. Plus récemment (2000), une autre œuvre a été jouée pendant 4 mois à l’église Saint Joseph en Avignon. Ses œuvres qui ont une durée comprise entre plusieurs jours et plusieurs années, sont présentées en divers lieux à travers le monde. Une «Dream House» joue en permanence à la MELA Foundation à New York depuis 15 ans où les notes tenues se poursuivent à l’infini. «Les
Dream House sont avant tout des lieux d'expérience spirituelle.
Ce sont des œuvres qui interrogent simultanément le temps
et l'espace (…) Ma rencontre avec le Maître indien Pandit
Prân Nath m’a permis de comprendre véritablement
ce que signifiait la transformation progressive d’une note continue»
(La Monte Young). Il utilise des générateurs d’ondes
sinusoïdales afin de produire des environnements de fréquences
continues dans lesquels il recherche une sorte de pureté sonore.
Il ajoute : «La résonance ne fonctionne bien que si les
rapports des notes des accords successifs (et à l'intérieur
d'un accord, bien sûr), sont des rapports simples et entiers.
Pour ce faire un système d'intonation juste est utilisé,
où certains accords sont quasiment exclus car sonnant très
mal, mais où d'autres sonnent particulièrement bien. Dans
ce cas le son est souvent gardé longtemps (comme dans les musiques
indiennes et autres où justement des systèmes d'intonations
justes sont utilisés), contrairement au système tempéré
égal. Celui-ci est utilisé dans l'Occident depuis déjà
plusieurs siècles de manière quasiment exclusive grâce
à, ou à cause de ses combinaisons bien plus nombreuses
mais toujours imparfaites au niveau de la sonorité.» Les quelques exemples que nous avons donnés sont loin d’être exhaustifs. Nous aurions pu citer Terry Riley, Philip Glass, Brian Eno, la musique soufie, les chants Qawwalî (Nusrat Fateh Ali Khan), les ragas de l’Inde, les chants de mantras, les chants tibétains, certains chants grégoriens et d’autres encore. Ils sont caractérisés avant tout par leurs qualités philosophiques et par leur capacité à ouvrir notre conscience sur l’Infini. Ils sont parfois de vrais clins d’œil pleins d’humour. Mais le rire n’est-il pas aussi un moyen d’ouvrir notre conscience? Nous avons donc cité ces différentes expériences sonores, musicales ou artistiques au sens large, car elles ont en commun l’opportunité de nous guider vers le Cosmos. Par des moyens parfois incongrus ou hors de la norme, certains compositeurs ont exprimé des formes artistiques que nous qualifierons de cosmiques ou même comiques, car elles ont une grande résonance avec une conception de l’Univers sans limite ni dans le temps, ni dans l’espace. L’humanité a grand besoin de cette ouverture car sa survie dépend de sa capacité à entrevoir d’autres réalités et à découvrir des spiritualités différentes de celles qui engluent le monde dans des conflits de toute nature. Il est donc temps de se relier à nouveau à la mission fondamentale de la musique, qui rappelons-le est un mot qui signifie la science ou l’art des Muses, les neufs filles de Zeus qui avec Apollon, enchantaient l’Olympe. Comme le disait Pythagore, il y a bien longtemps, «Un son c’est un nombre qui chante». La musique est à l’image de l’Univers, sans commencement, ni fin. Alors chantons la science du Ciel et des nombres de l’Univers Infini et dansons l’amour par la musique des Mondes! © Emmanuel COMTE 2008 – medson.net Prochaines activités organisées par Emmanuel Comte au Québec et en Europe Vendredi
12 décembre 2008 Mercredi
21 janvier 2009 Formation
en Sonologie – Toucher par les Sons à Montréal,
Qc. Concert
thérapeutique Formation
en Sonologie - Toucher par les Sons - Printemps 2009 Belgique Formation
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